Vous avez sans doute déjà croisé une de ces femmes qui rayonnent sans effort ni artifice. C’est souvent le signe d’une énergie féminine pleinement vécue. Impossible pourtant de dire pourquoi. Ce n’est ni une question de physique, ni un discours bien rodé. Lors de son webinaire avec l’Académie, Margot Anand a mis un mot sur ce mystère : la déesse intérieure. Cette référence internationale du tantra, active depuis plus de 35 ans, désigne ainsi la dimension spirituelle de l’amour de soi. On oublie si souvent de la cultiver. Voici ce qu’elle en dit, et par où commencer pour éveiller la vôtre.
Sommaire
- Qu’est-ce que la déesse intérieure ?
- Pourquoi éveiller sa déesse intérieure rend magnétique
- Comment se connecter à sa source : les pratiques du tantra
- L’exercice de l’amante intérieure : se donner de l’amour à soi-même
- Le féminin et le masculin divins : honorer Shiva chez l’homme
- FAQ : vos questions sur la déesse intérieure
- En résumé
Qu’est-ce que la déesse intérieure ?
Dans l’enseignement tantrique transmis par Margot Anand, la déesse intérieure désigne la dimension spirituelle de l’amour de soi. Concrètement, c’est la capacité à se connecter à sa propre source intérieure, plutôt que de chercher cette connexion à l’extérieur. Cette démarche n’impose aucune croyance religieuse précise. Elle repose plutôt sur une pratique de reliance à ce que Margot Anand nomme « la lumière intérieure ».
Pourquoi éveiller sa déesse intérieure rend magnétique
Margot Anand distingue quatre dimensions dans l’amour de soi : physique, émotionnelle, intellectuelle et spirituelle. Selon elle, la dimension spirituelle est celle qu’on néglige le plus. Elle change pourtant tout dans la façon dont une femme est perçue.
Sa formule est directe : « si je n’ai pas développé en moi la possibilité de me connecter à ma source intérieure, si je n’ai pas développé la possibilité de me sentir, de me danser, de me costumer, de me chanter comme la déesse que je suis, si je ne me suis pas connectée avec une divinité, quelle qu’elle soit », alors il manque quelque chose au rayonnement. Dans la tradition tantrique, cette connexion passe souvent par une figure. Par exemple, Margot Anand évoque volontiers Tara, « la mère des Bouddhas ». Cette figure permet de réaliser ce qu’on a envie de créer.
Ce n’est pas une affaire de dogme. Une participante du webinaire, prénommée Marie, avait posé la question sur le chat. Que faire de cette démarche quand on n’est pas bouddhiste, mais chrétienne ? La réponse de Margot Anand a été claire : elle se dit œcuménique. En effet, elle a exploré le bouddhisme, le zen et le yoga sans y voir de contradiction.
« Quand on est un être spirituel, on est un être branché, et on est branché à la lumière intérieure, à la source de nous-mêmes, et elle prend toute sorte de forme », a-t-elle répondu. Elle a d’ailleurs ajouté qu’elle aime le Christ, elle aussi. La démarche n’exige donc aucune appartenance particulière. Elle demande simplement d’accepter de se relier à quelque chose de plus vaste que le quotidien.
Se relier à sa source intérieure, quelle que soit la forme qu’on lui donne
Comment se connecter à sa source : les pratiques du tantra
Dans l’enseignement du Sky Dancing Tantra, se connecter à sa déesse intérieure passe par des pratiques concrètes et répétées. Une conviction abstraite ne suffit pas. Margot Anand en cite plusieurs, accessibles seule ou en couple.
Chanter des mantras et pratiquer la danse extatique en font partie, comme le font selon elle les tantrikas en Inde. Elle invite aussi, littéralement, à se sentir, se danser, se costumer et se chanter comme la déesse qu’on est. Concrètement, cela revient à porter une attention au mouvement, au souffle, au vêtement choisi. Non pour plaire, mais pour habiter pleinement ce qu’on ressent. Ces gestes rejoignent ce qu’elle enseigne sur le magnétisme. En effet, une femme qui a plaisir à être elle-même rayonne, sans manipulation ni stratégie de séduction.
Ces pratiques ne remplacent pas un travail sur les autres dimensions (physique, émotionnelle, intellectuelle), elles les prolongent. C’est l’ensemble qui construit ce que Margot Anand appelle le magnétisme d’une femme.
Danser, chanter, se costumer : des gestes concrets pour habiter sa déesse intérieure
L’exercice de l’amante intérieure : se donner de l’amour à soi-même
Pour Margot Anand, la déesse intérieure et l’amante intérieure sont liées. La seconde est la part de vous qui sait à la fois donner et recevoir l’amour. Autrement dit, vous n’attendez plus qu’un partenaire le fasse à votre place. « Il faut éveiller ce que j’appelle votre partenaire source, c’est-à-dire vous-même », explique-t-elle. En effet, une femme qui ne sait pas se donner de l’amour va le chercher à l’extérieur. Elle donne alors à l’homme l’impression qu’il doit remplir un manque. C’est, dit-elle, « le contraire du magnétisme ».
Pour incarner ce mouvement, Margot Anand propose une méditation. En voici la version simplifiée. D’abord, la main droite, paume ouverte, vient se poser sur le cœur : elle symbolise l’amour qu’on se donne à soi-même. Puis la main gauche, paume ouverte, se pose à son tour sur le cœur. Elle symbolise l’amour qu’on reçoit de soi-même. Le geste, répété avec une respiration lente, ancre progressivement cette double capacité à donner et à recevoir.
Ce résumé ne remplace pas l’expérience. Pendant le webinaire, Margot Anand guide la méditation complète, nommée « Activer le magnétisme en vous ». Chaque étape y est détaillée, souffle par souffle. La méditation se termine enfin par un ancrage à reproduire dans les jours suivants : « souvenez-vous de ce geste, il faut le reproduire, il faut le faire souvent, car il va vous servir, il va vous aider dans la vie ».
Le féminin et le masculin divins : honorer Shiva chez l’homme
Le tantra travaille aussi la relation à l’autre par la dévotion. Margot Anand explique qu’il faut « trouver un moyen de développer la dévotion à l’homme ». Et la meilleure manière d’y parvenir, dit-elle, est justement de chanter des mantras et de danser la danse extatique. Il s’agit en même temps d’apprendre à « honorer en l’homme cette partie de lui-même qui est au-delà de son ego ».
Dans cette tradition, cette part porte un nom : Shiva, « la personne qui est infiniment créatrice et créative ». Honorer le Shiva d’un homme, c’est reconnaître en lui autre chose que le quotidien. Concrètement : sa capacité à créer, à se dépasser, à incarner une forme de masculin divin.
Selon Margot Anand, cette attention portée avec dévotion produit « un effet magnétique quasi garanti ». C’est l’autre versant du travail sur la déesse intérieure. Une fois qu’on se sent reliée à sa propre source, cette même qualité d’attention peut se tourner vers l’autre. Le tout sans dépendance ni recherche de validation.
Ce chemin rejoint largement celui que nous décrivons dans notre guide pour devenir une femme magnétique. En effet, la dimension spirituelle n’est qu’une des quatre à cultiver. Margot Anand détaille les trois autres dans le webinaire gratuit qu’elle anime avec l’Académie. Vous y trouverez aussi la méditation complète de l’amante intérieure.
FAQ : vos questions sur la déesse intérieure
Qu’est-ce que ça veut dire, éveiller sa déesse intérieure ?
Cela signifie développer la dimension spirituelle de l’amour de soi. Autrement dit, se connecter à sa propre source intérieure plutôt que de chercher cette connexion à l’extérieur, chez un partenaire. Selon Margot Anand, cette connexion se cultive par des pratiques concrètes : danse, chant, méditation, mantras.
Comment réveiller sa déesse intérieure au quotidien ?
Par des gestes répétés plutôt qu’une seule prise de conscience. Concrètement : chanter des mantras, pratiquer une danse extatique, s’autoriser à se sentir et se costumer comme la déesse qu’on est. L’exercice de l’amante intérieure, qui associe geste et respiration, sert d’ancrage à reproduire régulièrement.
Faut-il être croyante ou bouddhiste pour pratiquer cette démarche ?
Non. Margot Anand se décrit elle-même comme œcuménique. Dans cette tradition, la déesse intérieure n’est pas liée à une religion précise. Elle renvoie plutôt à une capacité à se sentir « branchée à la lumière intérieure ». Peu importe la forme qu’on donne à cette source.
Quel est le lien entre la déesse intérieure et le tantra ?
Le Sky Dancing Tantra enseigné par Margot Anand tisse ensemble les dimensions physique, émotionnelle, intellectuelle et spirituelle de la personne. La déesse intérieure correspond à la dimension spirituelle de cet ensemble. De plus, elle se travaille en parallèle du féminin et du masculin divins, dans la relation à l’autre.
En résumé
Éveiller sa déesse intérieure, selon l’enseignement de Margot Anand, c’est cultiver la dimension spirituelle de l’amour de soi. Cela consiste d’abord à se connecter à sa propre source. Cette connexion s’honore ensuite par des gestes concrets : danse, chant, mantras, méditation. Enfin, dans la relation à l’autre, on retrouve la capacité à honorer le masculin divin. Un chemin qui se pratique, seule ou accompagnée, et qui se construit dans la durée.
Pour aller plus loin avec Margot Anand :