Mis à jour le 14 juillet 2026
Vous aimeriez vous libérer de la honte sexuelle, ce sentiment diffus que le désir serait sale, coupable ou dangereux. Une chose d’abord : cette honte n’est pas votre nature, c’est un héritage. Dans cet article, je vous raconte mon propre cheminement, puis j’explique, avec les mots de Margot Anand, d’où vient cette honte et comment la tradition tantrique propose de la déblayer en douceur. Sans injonction ni promesse, et en nommant clairement les situations où un accompagnement professionnel doit primer.
La honte sexuelle est un malaise intériorisé face à sa propre sexualité, l’impression que le désir, le plaisir ou le corps seraient fautifs. Elle naît le plus souvent de conditionnements reçus, culturels, religieux ou familiaux, et non d’une réalité de la personne. La reconnaître est déjà un premier pas.
Dans cette page
- Quand la sexualité était pour moi un territoire honteux
- D’où vient la honte sexuelle ?
- Le premier mot qui vous vient : posé en direct pendant le webinaire
- Déblayer le terrain : la première étape pour se libérer de la honte sexuelle
- Le mantra personnel, un outil pour transformer une croyance
- Quand la honte naît d’une blessure ou d’une violence
- Aller plus loin avec Margot Anand
- Foire aux questions
Quand la sexualité était pour moi un territoire honteux
Pendant longtemps, ma vision de la sexualité est restée très physique. Une intensité du corps, un moment de relâchement, et c’était à peu près tout. Rien de sacré là-dedans, plutôt quelque chose d’un peu tabou, d’un peu caché, presque sale sans que je sache dire pourquoi.
Il y a une dizaine d’années, j’ai découvert le Tantra grâce à Jacques Ferber, que beaucoup connaissent à l’Académie. Pour moi, cela a été un avant et un après. J’ai compris que la sexualité pouvait avoir une dimension bien plus large que la seule mécanique du plaisir, et que ce voile de gêne que je traînais n’était pas une fatalité.
Ce voile porte un nom : la honte. Et le plus surprenant, quand on commence à la regarder en face, c’est qu’elle ne nous appartient pas vraiment. Elle nous a été transmise. C’est ce que Margot Anand explique avec une clarté rare, et c’est ce que je veux partager ici.
D’où vient la honte sexuelle ?
La honte sexuelle vient rarement de nous. Elle vient de ce que Margot Anand appelle des « programmations négatives » reçues au fil de la vie, un mélange de conditionnements religieux, culturels et familiaux qui ont fini par confondre désir et faute. Les reconnaître, c’est cesser de les prendre pour la vérité.
Interrogée sur la manière de commencer, Margot Anand renvoie d’abord à une prise de conscience, sans détour.
« Il faut prendre conscience de toutes les programmations négatives qu’on a reçues dans notre vie, et comprendre que nous vivons dans une culture chrétienne qui repose sur la punition, l’idée que nous sommes issus d’un péché originel auquel nous ne pouvons rien. »
Margot Anand, lors du webinaire à l’Académie du Développement Personnel.
Elle poursuit en reliant cette culpabilité diffuse à une longue histoire de contrôle. L’idée n’est pas d’accuser une religion en particulier, mais de comprendre d’où souffle le vent qui a façonné notre regard.
« C’est l’idée de cette culpabilité. Cet homme, Jésus-Christ, il a été puni, il a été crucifié, donc pèse sur nous cette vision de la punition. Et puis ce contrôle des puissances religieuses ou des gouvernements qui veulent contrôler notre capacité à être des êtres extatiques. »
Margot Anand, lors du webinaire à l’Académie du Développement Personnel.
Il y a aussi, plus près de nous, l’héritage familial. Les phrases entendues enfant, les silences gênés, les regards qui en disaient long. Ce sont souvent les conditionnements les plus tenaces, parce qu’ils se sont installés avant même qu’on ait les mots pour les nommer.
« Les programmes négatifs de nos familles, de nos parents, toutes ces répressions-là, il faut pouvoir les comprendre et puis les transformer. »
Margot Anand, lors du webinaire à l’Académie du Développement Personnel.
Ce cadre, avec sa cosmologie tantrique et sa lecture de l’histoire religieuse, appartient à une tradition spirituelle. Il éclaire un ressenti, il n’a pas valeur de démonstration historique ou scientifique, et c’est ainsi que nous le présentons.
Le premier mot qui vous vient : posé en direct pendant le webinaire
La force du webinaire tient aussi à ce qui s’y joue en direct. À un moment, Margot Anand lance un petit exercice à l’assistance, une manière douce de faire remonter à la surface ce que la honte a déposé en nous.
Posé en direct pendant le webinaire
Margot Anand demande : « Quand je vous dis sexualité, quel est le premier mot, sans réfléchir, qui vous vient ? Vous pouvez me le marquer dans le chat, ça nous aidera à découvrir les croyances qui existent autour de ça. » Les réponses arrivent, anonymes et sincères : « peur », « conditionnement », « le caché », « compliqué ». Une participante écrit : « le premier mot qui me vient est sale, mais je suis en pleine guérison et libération ». Une autre : « culpabilité, c’est mal, une croyance que j’ai depuis toute petite ».
Échange rapporté du webinaire « 3 étapes pour une intimité cosmique », à l’Académie du Développement Personnel. Messages du chat anonymisés.
Ces mots ne sont pas des défauts personnels. Ce sont les traces d’un conditionnement partagé. Les voir écrits, côte à côte, aide déjà à comprendre qu’on n’est ni seul ni anormal à les porter.
Déblayer le terrain : la première étape pour se libérer de la honte sexuelle
La première étape proposée par Margot Anand consiste à déblayer le terrain, c’est-à-dire à repérer et à alléger les croyances qui enferment, avant toute autre pratique. C’est l’étape 1 de ce que l’on appelle les 3 étapes de l’intimité cosmique de Margot Anand, présentées par cette pionnière du Tantra lors de son webinaire à l’Académie du Développement Personnel. Rien ne se force, on prépare le sol.
Elle en donne une image de bâtisseur, restée célèbre auprès de ses élèves.
« C’est comme quand on veut construire une maison, il faut créer un sous-sol. Le sous-sol de la maison doit être propre, doit être clair. Donc on commence par là. La première étape sera déblayer le terrain. »
Margot Anand, lors du webinaire à l’Académie du Développement Personnel.
Pourquoi commencer par là plutôt que par les sensations ? Parce que, selon cette approche, tant que la honte et les rancunes occupent le terrain, rien ne peut circuler. Margot Anand le dit sans détour.
« Si on a une sexualité endormie, qu’on n’a pas géré les non-dits, les colères, les frustrations de toutes sortes, le désir sexuel et l’énergie orgasmique ne peuvent pas circuler. Donc déjà il faut préparer le terrain. »
Margot Anand, lors du webinaire à l’Académie du Développement Personnel.
Concrètement, cette étape passe par un travail de conscience très simple dans son principe : mettre à plat, souvent par écrit, les messages reçus qui pèsent encore. D’où vient telle gêne, telle interdiction, telle idée que « ce n’est pas pour moi » ? L’objectif n’est pas de se juger, mais de distinguer ce qui vient de soi de ce qui a été déposé par d’autres.
Margot Anand insiste sur un point qui remet le lecteur au centre : ce chemin est possible, mais il demande un désir réel.
« Oui, c’est possible, mais il faut le vouloir. Beaucoup de gens, sous l’influence négative de notre culture, se résignent à un train-train un peu endormi et n’en sortent pas vraiment. »
Margot Anand, lors du webinaire à l’Académie du Développement Personnel.
Une fois le terrain dégagé, cette même énergie longtemps retenue peut recommencer à circuler. C’est l’objet de l’étape suivante, que nous abordons dans notre article sur transmuter l’énergie sexuelle. Mais rien ne sert de brûler les marches : on commence par alléger.
Le mantra personnel, un outil pour transformer une croyance
Une fois les croyances repérées, comment les alléger sans lutter contre soi ? L’outil que Margot Anand met en avant à cette étape s’appelle le mantra personnel, une phrase que l’on se réapproprie pour réorienter doucement son regard sur soi.
« Ce que j’appelle moi la découverte de votre mantra personnel, c’est-à-dire une manière de s’y prendre pour transformer nos résistances. C’est vraiment une manière simple et très efficace. »
Margot Anand, lors du webinaire à l’Académie du Développement Personnel.
Le principe n’est pas de se répéter mécaniquement une formule positive, ce qui sonnerait faux. Il s’agit de trouver la phrase juste, la sienne, celle qui répond précisément à la croyance qui enferme. Là où une voix intérieure dit « le désir est sale », le mantra vient poser une autre vérité, choisie et incarnée. Nous détaillons cet outil pas à pas dans le mantra personnel de Margot Anand.
Cette étape s’inscrit dans un chemin plus large, celui de la sexualité sacrée, dont libérer la honte n’est que la première marche. On y avance à son rythme, sans se mettre de pression supplémentaire.
Quand la honte naît d’une blessure ou d’une violence
Il faut le dire avec netteté : lorsque la honte est liée à un traumatisme, une agression ou des violences, elle relève d’un accompagnement adapté, pas d’un article de blog ni d’une pratique de bien-être. Aucune approche tantrique ne remplace le soin d’un professionnel formé.
Si vous reconnaissez votre histoire dans ces lignes, la première démarche juste est d’en parler à un professionnel de santé : médecin, psychologue ou sexologue. Ces personnes sont là pour accueillir ce que vous portez, à votre rythme et sans jugement. La sexualité sacrée peut, plus tard, accompagner un mieux-être, mais elle ne se substitue jamais à cet accompagnement, et elle ne promet aucune guérison.
Des ressources d’écoute, gratuites et confidentielles.
En cas de détresse psychique ou de pensées sombres, le 3114, répond gratuitement, jour et nuit. Plus d’informations sur 3114.fr.
Si vous êtes concerné par des violences sexuelles ou conjugales, le 3919, Violences Femmes Info, écoute et oriente de façon anonyme. Informations sur arretonslesviolences.gouv.fr.
Se libérer de la honte sexuelle, quand elle vient d’un simple héritage de conditionnements, est un chemin doux que l’on peut explorer seul. Quand elle vient d’une blessure profonde, c’est un chemin qui se fait accompagné. Savoir distinguer les deux, c’est déjà prendre soin de soi.
Aller plus loin avec Margot Anand
La façon la plus juste de comprendre cette première étape est d’entendre Margot Anand elle-même. Le webinaire evergreen « 3 étapes pour une intimité cosmique », que l’Académie a co-créé avec elle et que j’ai le plaisir de co-animer, déroule calmement la manière de déblayer le terrain, sans injonction ni contenu explicite. On y pose ses questions, on comprend la démarche, et l’on repart libre de continuer ou non.
Pour le découvrir :
Ces questions vous touchent et vous aimeriez en échanger sereinement ? La communauté de l’Académie du Développement Personnel, gratuite et bienveillante, réunit des personnes qui explorent le même chemin. Vous pouvez nous y rejoindre ici.
Foire aux questions
Comment se libérer de la honte sexuelle ?
Selon Margot Anand, la première étape consiste à déblayer le terrain, c’est-à-dire à prendre conscience des conditionnements reçus (religieux, culturels, familiaux) et à comprendre qu’ils ne sont pas notre vérité. Un outil comme le mantra personnel aide ensuite à transformer une croyance qui enferme. Quand la honte vient d’un traumatisme, un professionnel de santé prime.
D’où vient la honte liée à la sexualité ?
Selon Margot Anand, elle vient surtout de « programmations négatives » reçues au fil de la vie : une culture marquée par l’idée de punition et de péché originel, et les répressions transmises par la famille. Ce sont des conditionnements, pas une réalité de la personne, et c’est pour cela qu’on peut les alléger.
La culpabilité sexuelle est-elle normale ?
Ressentir de la culpabilité sexuelle est très répandu, car cette culpabilité est apprise, pas innée. La nommer et en comprendre l’origine permet de cesser de la prendre pour une vérité. Ce n’est ni un défaut ni une fatalité, plutôt un héritage que l’on peut regarder, puis transformer en douceur.
La sexualité sacrée peut-elle guérir une blessure sexuelle ?
Non. Selon la tradition tantrique, elle peut accompagner un mieux-être, mais ce n’est ni une thérapie ni une promesse de guérison. Lorsqu’une honte est liée à un traumatisme, une agression ou des violences, un professionnel de santé prime toujours. Le 3114 répond en cas de détresse psychique, le 3919 en cas de violences.
Peut-on travailler sur la honte sexuelle seul ?
Quand la honte vient de simples conditionnements, on peut commencer seul, par un travail de conscience doux : repérer par écrit les croyances reçues et distinguer ce qui vient de soi. Mais dès qu’une blessure profonde est en jeu, ce chemin se fait accompagné par un professionnel, jamais dans l’isolement.
En résumé
Se libérer de la honte sexuelle commence par une prise de conscience : cette honte n’est pas notre nature, c’est un héritage de conditionnements religieux, culturels et familiaux. La première étape proposée par Margot Anand est de déblayer le terrain, en repérant ces croyances et en les transformant avec des outils comme le mantra personnel. Un chemin doux quand la honte vient d’un simple héritage, un chemin accompagné par un professionnel quand elle vient d’une blessure. Rien n’est promis, tout se vit avec respect de soi.
Si cette approche vous parle, la manière la plus simple d’aller plus loin est de l’entendre de la source :
Sources : enseignements de Margot Anand lors du webinaire « 3 étapes pour une intimité cosmique », co-animé avec l’Académie du Développement Personnel ; ressource nationale 3114, numéro d’écoute national ; arretonslesviolences.gouv.fr (3919, Violences Femmes Info).